Ces derniers jours j’ai un peu joué avec Facebook. J’y avais un compte depuis quelques mois mais sans encore avoir pris le temps de bien découvrir le service. Au final je trouve Facebook amusant. Amusant se voir comment le service est actuellement utilisé. Chaque utilisateur semble en fait découvrir le service, comme moi. Chacun y va de ses invitations en rafale, ajoute quelques applications vaguement sociales et surtout inutiles sur sa page et va poster quelques messages sur les profils de ses amis. A mon avis, tous ceux qui ne sont pas dans la cible directe du service, les 15-25 ans s’y ennuieront vite. Facebook est moins ludique que MySpace ou Skyblog, moins professionnel que LinkedIn, moins vie publique que Copains d’Avant et moins web que Ziki. En fait le gros avantage de Facebook est d’être à la croisée des chemins, ce qui lui permet d’attirer ceux qui ne connaissent pas les services cités, du moins en France. Frédéric Cavazza a publié une analyse de Facebook qui rejoint ce que je pense du service. Facebook a trouvé sa place de nouveau réseau social de plus, ce qui mérite bien quelques dizaines de millions d’utilisateurs. D’autres grands réseaux sociaux existent, chacun avec son public et son intérêt. Plus qu’une révolution, Facebook est simplement dans l’air du temps, c’est tout et ce n’est déjà pas si mal.

Ma page personnelle sur Facebook.

Facebook
Bookmark and Share
Google vient de lancer OpenSocial, une plate-forme de développement d'applications pour les réseaux sociaux. Chaque développeur ou réseau social pourra publier ses applications qui seront transportables d’un réseau à un autre. Le tout repose techniquement sur les Google Gadget, un format de mini-application déjà utilisé sur le portail personnalisable Google IG. L’initiative est perçue comme une réponse à l’engouement suscité ces derniers mois par l’API de Facebook permettant à des éditeurs tiers d’intégrer leurs applications dans le réseau social pour les rendre accessibles à plusieurs dizaines de millions d’utilisateurs. Indirectement Google répond aussi à Microsoft et ses 240 millions de dollars investi dans Facebook il y a quelques jours. Il est intéressant de voir comment Google persiste à essayer d’être perçu comme une société technologique alors que la compagnie est simplement une grosse régie publicitaire. Bien sur, il y a le moteur de recherche, dont les algorithmes sont conçus par une armée de docteurs en informatique, mais aucun autre service web chez Google n’est vraiment à la pointe du web, de ses usages et de ses technologies. Google essaye de faire de réseau social depuis maintenant quelques années avec Orkut mais sans succès, à part au Brésil. Du coup, à défaut de pouvoir attirer des utilisateurs, Google essaye de se placer aux cœurs des services à succès pour avoir un peu sa part du gâteau. Pour profiter du buzz autour d’OpenSocial, de grands noms ont rejoint l’initiative, tels que MySpace, Saleforces, Plaxo et LinkedIn, etc. Il faudra quand même voir si tout cela survit à l’effet d’annonce. Tous les services qui rejoindrons OpenSocial prennent quand même le risque de faire entrer le loup dans la bergerie et de devenir chaque jour un peu plus dépendant de Google. Beaucoup d’entre eux l’étaient déjà un peu par les liens sponsorisés, ils risqueront de l’être même sur leur métier. Google en profitera aussi pour acquérir l’expérience qui lui faire encore un peu défaut. A faire de trop vouloir en faire Google se disperse toujours un peu plus. Pour l’instant la bourse apprécie, mais cela ne durera peut-être pas indéfiniment.
Bookmark and Share