Telefonica annonce une OPA amicale sur O2, 2ème opérateur mobile anglais, 6ème européen, pour 26 milliards d’euros ! Deutsche Telecom qui s’était intéressé au dossier il y a quelques mois pourrait se lancer lui aussi dans la bataille pour mettre la main sur cette belle cible. N’en déplaise à ceux qui évacuent l’idée d’une bulle v2 dans le secteur technologique, mais ce genre d’opérations en est un nouveau signe. Un retrouve là les belles mais surévaluées actions de croissances à coups de dizaines de milliards que l’on a connu dans les années 2000-2001. On croyait tout ce beau monde un peu assagi mais il semble que les ambitions et prétentions de quelques dirigeants poussés par des investisseurs toujours aussi demandeurs de plus-values et qui d’ailleurs s’en iront une fois la culbute faite soient toujours là, simplement un peu endormies depuis 3-4 ans. Les petits porteurs, trop souvent les dindons de la farce, apprécieront.

Vu chez l'AFP, Boursier.com et Silicon.fr
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D’après le magazine Challenges à paraître demain, Carlos Ghosn se sent pousser des ailes. Renault aurait étudié au printemps dernier la faisabilité d’une OPA sur DaimlerChrysler (Mercedes !). La cible étant maintenant boursièrement hors de portée, le groupe français ambitionnerait d’aller voir de l’autre coté de l’atlantique ce qu’il s’y passe en tentant une opération du même genre sur l’un des géants du secteur que sont Ford et General Motor. Les hommes de Renault retenteront-ils le coup fait avec Nissan il y a quelques années ?

Je l’ai déjà dit, voir des groupes français s’imposer au reste du monde m’enthousiasme. Si cela a un sens économique, il faut foncer. Et dire que de l’autre coté toute l’opinion publique et politique s’offusque que les autres puissent faire de même dans notre pays comme récemment avec Danone. Il ne faut pas avoir peur de la mondialisation, il faut la dompter et l’orienter vers nos intérêts. On n’en prenant pas conscience, la France risque de perdre pied dans un monde qui n’attendra pas qu'elle se réveille.

Vu sur Boursier.com
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Votre entreprise ne va pas très bien, votre stratégie ne porte pas ses fruits ? Redonner le moral à vos actionnaires, faites-vous Googleliser.

La simple annonce d’un partenariat avec la firme au moteur de recherche suffit pour doper le cours d’un ancêtre de la nouvelle économie. Pas un jour se passe sans que l’américain fasse parler de lui.

Vous avez dit bulle ? Oui, oui, elle arrive.
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A l’occasion des 1 an de l’introduction boursière de Google et le la décision de l’entreprise américaine de mettre sur le marché quelques 15 millions de nouvelles actions (ça, c'était il y a 2 semaines), j’ai pu entendre une journaliste d’une radio nationale comparer Google à Microsoft, rappelant que les 2 entreprises ont été créées dans un garage, par deux étudiants et en rappelant aussi leur parcours financier. Ah que les clichés ont la vie dure. Le mythe de la société informatique américaine créée dans un garage californien débarrassé du 4x4 – dites SVU pour être dans le coup – familial. Si cela a pu être le cas il y a 30 ans, nous sommes depuis rentrés dans une ère un peu plus industrielle. D’ailleurs ce qui a été vrai pour Apple ne l’a pas été pour Microsoft qui a pris ses origines dans une université puis une chambre hôtel au Nouveau Mexique. Pour Google, cela est aussi passé par une université – Stanford – avec l’arrivée quasi-instantanée de capital-risqueurs dans l’aventure, donnant très rapidement à l’entreprise les moyens de ses ambitions. Comparer Google à Microsoft c’est donner beaucoup de crédit à l’avenir de la première. L’internet n’est pas le logiciel. Dans le premier, les utilisateurs sont versatiles et peuvent zapper très rapidement si quelque chose de nouveau apparaît. Le marché du logiciel tient beaucoup plus de la stratégie d’équipement des entreprises et les contrats passés avec les fabricants de matériels. Ceux-ci sont conduits sur de longues périodes permettant à la fois des investissements de R&D et, fort d’une position dominante assurée, des marges très confortables. Ne comparons donc pas l’incomparable. La vraie comparaison n’est possible qu’en prenant en compte seulement l’activité internet du géant de Redmond face à celle de Google et sans oublier l’existence de Yahoo dont histoire qui se rapproche bien plus de celle de Google. Et désolons-nous du fait qu’aucun concurrent européen n’arrive à leur tenir tête.
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