Ce matin, sur le chemin du boulot, j’écoutais France Info donnant l’info comme quoi la direction de la SNCF souhaitait reverser une partie des bénéfices faits sur l’exercice précédent (100 millions, c’est historique) à ses collaborateurs et que les syndicats CGT et Sud Rail se méfiaient déjà de cette volonté patronale d’acheter la paix sociale. Dans quel pays vit-on ? Même quand les choses sont positives on s’en méfie. Non, l’argent n’est pas sale et il faut l’accepter quand on vous le donne ; ca n’arrivera peut-être pas tous les jours. Le partage des bénéfices avec ses collaborateurs est une bonne chose, c’est un signe de bonne santé pour l’entreprise et de respect du travail effectué par tous. Si certains n’ont pas compris cela, qu’ils retournent à leurs luttes syndicales d’un autre âge et qu’ils ne viennent pas ensuite se plaindre que les relations avec leurs employeurs sont mauvaises et stériles.
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L’enseigne Carrefour fait depuis ces derniers jours une pub radiophonique pour sa nouvelle offre sensationnelle pour commencer l’année sociale sans douleur pour le porte-monnaie. 4,90 € c’est donc le prix d’un jean vendu dans ses magasins. Cela ne fait pas cher en effet. A ce prix là, pas trop la peine de se demander quel pays peut bien produire des vêtements aussi bon marché qui même à ce niveau de prix permettent encore des marges transporteur et revendeur. Je crois que nous pouvons déterminer ce pays avec une assez grande facilité, la Chine. Il y a quelques mois, l’opinion publique se sensibilisait sur la disparition des quotas d’importation de la production chinoise vers les pays européens et donc la France. Mais n’est-on pas de connivence avec cela ? Les français les plus démunis – et les autres – ne sont-ils pas heureux de pouvoir se vêtir à moindre coût ? Sommes nous plus sensibles à la qualité de la production marocaine ou turque plutôt que chinoise ou vietnamienne jusqu'à penser que nos emplois dans le secteur se perdent uniquement à causes de couts de main d’œuvre agressifs de l’autre coté de la planète alors que notre industrie textile a déjà depuis longtemps perdu ce combat face a l’Afrique du nord et le moyen orient ? En tant que consommateurs nous acceptons et recherchons les prix les plus bas sans vouloir en assumer le coup social. D’une façon occidentalo-égoïste, nous nous fichons bien que les ouvrières chinoises qui fabriquent ces jeans à très bas prix ne voient pas la lumière du jour pendant leur 14 heures de travail journalier de leur semaine de 6 jours de travail avec des congés payés inexistants. Pour continuer à vivre dans un monde en fin de compte très facile à supporter pour nous autres occidentaux, nous acceptons de fermer les yeux sur beaucoup de choses. Ne nous plaignons pas ensuite d’en payer les conséquences.
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Adidas rachète Reebok ! Pas mal pour une boite moribonde il y a 10 ans, sauvée par un français – non, non, pas Tapie. Belle revanche. J’espère en tout cas que Reebok va garder son style un peu plus fashion qui permet d’adopter le look sportwear au quotidien sans avoir l’air d’un footeux égaré hors de son terrain. Perso, j’achète beaucoup plus chez l’américain que chez l’allemand et cela tout en comparant puisque j’ai les magasins d’usines troyens des deux marques à 300m de ma grotte.
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01Net nous reporte que le plan social annoncé il y quelques mois par IBM France remporte un relatif succès. Les candidats au départ volontaire sont déjà plus nombreux que le nombre de postes qu’IBM France avait envisagé de supprimer. L’annonce de la volonté d’IBM de supprimer 14000 emplois à travers le monde - 768 en France - avait attiré l’attention des médias qui ont cherché à nous faire tirer une petite larme. Mais tous les plans sociaux ne se ressemblent pas. Là ou c’est difficile pour des entreprises comme LU ou Moulinex cela ne l’est pas dans le cas d’entreprises qui font de gras, de très gras bénéfices et ou la volonté est de faire que les choses se fassent le plus vite possible. Dans le cas présent, IBM ne se pose pas trop de questions et sort tout l’attirail d’accompagnements : préretraite pour les plus de 55 ans avec 65% du dernier salaire net pendant 5 ans et indemnités de départ assez conséquentes pour les volontaires. Et tout cela se passe alors que le marché de l’emploi informatique est à la grande hausse depuis maintenant 1 an et que les professionnels issus de Big Blue y sont toujours bien considérés.
Même dans la douleur de la perte d’un emploi, il est quand plus intéressant d’être un cadre dans l’informatique plutôt qu’un ouvrier sur une chaine de montage de fours micro-ondes (si on en fabrique encore en France…). Devons nous encore nous faire des illusions sur l’égalité des salariés ?
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