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Dans une interview de Jean-François Dehecq, patron de Sanofi-Avantis, pour l’Expansion, une réponse de celui-ci m’avait marqué. Je vous la livre ici :
Quelle est la langue officielle de Sanofi-Aventis ?
- Ce n'est sûrement pas l'anglais. Une multinationale est une entreprise dans laquelle chacun peut parler sa langue. Dans une réunion, c'est du cerveau des gens dont on a besoin. Si vous les obligez à parler anglais, les Anglo-Saxons arrivent avec 100% de leurs capacités, les gens qui parlent très bien, avec 50%, et la majorité, avec 10%. A vouloir tous être anglo-saxons, il ne faut pas s'étonner que ce soient les anglo-saxons qui gagnent.
Je trouve cette analyse ultra-pertinente. Bien sûr, toutes les entreprises n’ont pas les moyens de se payer des traducteurs à chaque réunion. Je ne cherche pas mon plus à trouver des arguments pour excuser mon anglaistrès perfectible. Mais il est clair qu’à vouloir s’adapter à la culture du géant américain et de son chien de garde anglais, on perd au fil du temps nos spécificités et une partie de notre force. Cette envie farouche de chercher à s’adapter pour plaire à celui qui parait le plus fort nous conduit petit à petit à tomber encore plus sous son pouvoir. Les bonnes idées et les compétences dépassent de toute façon les limites posées par les difficultés linguistiques ; celles-ci ne sont donc pas des barrières insurmontables. L’envie de travailler ensemble ne doit pas être bloquée par quelques petits détails pratiques ; sinon chacun passera à coté de grandes choses.
Quelle est la langue officielle de Sanofi-Aventis ?
- Ce n'est sûrement pas l'anglais. Une multinationale est une entreprise dans laquelle chacun peut parler sa langue. Dans une réunion, c'est du cerveau des gens dont on a besoin. Si vous les obligez à parler anglais, les Anglo-Saxons arrivent avec 100% de leurs capacités, les gens qui parlent très bien, avec 50%, et la majorité, avec 10%. A vouloir tous être anglo-saxons, il ne faut pas s'étonner que ce soient les anglo-saxons qui gagnent.
Je trouve cette analyse ultra-pertinente. Bien sûr, toutes les entreprises n’ont pas les moyens de se payer des traducteurs à chaque réunion. Je ne cherche pas mon plus à trouver des arguments pour excuser mon anglais




