Comme chaque année beaucoup d’entre-nous ne coupent pas à la tradition de gouter au Beaujolais nouveau, que ce soit lors de sa sortie, le troisième jeudi de novembre, ou dans les jours qui suivent. En fait passé cette courte période le Beaujolais n’est plus nouveau et retrouve son statut de vins trop jeune pour être bu dans des conditions autre que de participer à cette récente tradition qui date de 1951. En fait bien plus qu’une tradition le Beaujolais nouveau est une expérience marketing réussie pour transforme un vin sans intérêt en événement festif. Et en dehors de la France le phénomène à réussi à s’exporter à travers le monde, notamment chez nos amis japonais, grands amateurs de Beaujolais nouveau et autres vins bien plus buvables. Parce que voilà, le Beaujolais nouveau reste un vin idiot que l’on n’aurait pas acheté sans cette promotion médiatique. Un vin qui est d’ailleurs vendu plus chers que beaucoup d’autres, bien meilleurs mais qui ne connaissent pas cet engouement ponctuel. Pire, des bons vins du Beaujolais passent totalement inaperçus, écrasés par leur version nouvelle. Comme beaucoup j’ai acheté ma bouteille de Beaujolais nouveau, un Le Père la Grolle, que j’oublierai bien vite.

Le Beaujolais nouveau, comme tous les vins et autres alcools est à consommer avec une grande modération.