juil
17
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Je suis tombé sur une interview radiophonique de Bruno Juillard, président de l’UNEF à propos de l’apparition de surcoûts dans les frais d’inscription à l’université. J’ai aussi trouvé un article sur le site du NouvelObs. Le fond du problème : les universités, pour faire à face à des couts de fonctionnement importants de certaines filières, ajoutent des couts additionnels à l’inscription standard. Si on laisse de coté celles qui demandent beaucoup trop (3500€ à Aix-Marseille II !), je ne trouve pas ces pratiques contraires à la morale. Le problème vient effectivement que ces pratiques semblent être illégales. Il suffirait donc de les rendre un peu plus officielles ce qui permettrait aussi de les encadrer précisément pour protéger les étudiants d’éventuels dérapages. Globalement je trouve que nous n’avons pas nous plaindre du système éducatif français et tout particulièrement ici du système universitaire. Il est démocratique et permet à tous de suivre des études quasi-gratuitement tout au moins au niveau de l’inscription à l’université. Je sais bien que ceux-ci ne sont que la partie émergée d’un iceberg bien plus grand dans lequel un retrouve en tête les frais d’hébergement pour les étudiants de province et les frais de transports pour ceux des grandes agglomérations. C’est sur ceux-ci qu’il faut agir et non se plaindre sur quelques dizaines d’euros annuels ajoutés aux frais d’inscription. Il ne faut pas oublier qu’il existe aussi notre bon système de bourses qui permet à ceux qui ont besoin d’être aider dans le financement de leurs études. Notre système universitaire a certainement quelques tares mais celles-ci sont plus à trouver du coté de l’incapacité à professionnaliser suffisamment les formations, qui ont trop tendance à n’aboutir qu’à un certificat d’aptitude au chômage. Trouver les études universitaires trop chères c’est mettre de coté le fait que pour beaucoup de métiers tels que le commerce, l’ingénierie ou l’informatique les recruteurs plébiscitent les étudiants issues des grandes et plus petites écoles, lesquelles ont des frais d’inscriptions en milliers d’euros. Mettre la qualité de notre enseignement universitaire au même niveau a un cout qu’il faudra bien répercuter un à moment donné sur le dos des étudiants qui suivront ces formations. On peut le déplorer mais on ne pourra pas y échapper. Les universités qui cherchent à se mettre à niveau se voient bloquées par une révolte de ce genre, lancé par ceux qui sont beaucoup efficace pour se plaindre que pour trouver des solutions aux problèmes.




