Je veux bien que l’état – en fin de compte vous, moi -, dans sa grande bonté, puisse intervenir pour aider des secteurs d’activités en panne, tel que les banques il y a quelques semaines avec une rallonge il y a quelques jours. Mais à un moment donné, il faut quand même se dire qu’il y a quand même des limites. Le gouvernement a annoncé un aide de 5 à 6 milliards d’euros pour aider les constructeurs automobiles français. L’idée parait sympathique, au moins pour ceux qui la recevront. Car derrière ca il y a effectivement des emplois à sauver et ca, dans un climat économique très tendu, ca n’a pas de valeur. Mais cela revient quand même à aider un secteur d’activité qui n’a pas su prendre les bonnes décisions depuis une bonne décennie. Avec une course effrénée au meilleur taux rentabilité jusqu’à toucher les limites du système en construisant des voitures capables d’assurer une rentabilité record mais qui sont à coté des besoins des consommateurs. Un secteur qui n’a pas non plus fait les choix technologiques d’avenir en n’investissant pas du tout dans les véhicules propres, tel que l’hybride ou l’électrique, ou en favorisant la carburation diesel - assurant des meilleurs marges - mais polluante et surtout avec un intérêt économique insignifiant pour le conducteur. Le laisser-aller de la filière a créé depuis déjà un bon bout de temps une crise du secteur et la situation économique actuelle ne favorise pas les choses. Maintenant, faudrait-il que le citoyen paye ? Peut-être quand même mais alors avec un retour sur investissement. Renflouer à fonds publics perdus des acteurs qui n’ont pas suffisamment bien fait leur boulot et qui auraient donc pu être dans une meilleur position aujourd’hui n’est pas une chose acceptable dans une économie de marché comme la notre. Ceux qui se plantent doivent en payer le prix même à cette échelle.