Je ne vais pas vous dire que la crise économique latente depuis 18 mois et qui a pris une vraie consistance avec la crise financière de ces dernières semaines n’existe pas. Elle existe et touche le monde entier, en commencent par l’occident. Mais quotidiennement dans notre pays, quelle est son impact sur le vrais gens, vous et moi ? Avons-nous perdu nos emplois ? Pas encore. Avons-nous subitement eu une chute de notre pouvoir d’achat ? Non, pas plus que depuis grosso-modo le passage à l’Euro, bien que cela ne soit pas que de sa faute. D’ailleurs même les prix des matières premières, pétrole en tête, est en chute libre, après avoir été gonflés par les marchés financiers. Avons-nous plus de difficultés pour nous loger ? Pas vraiment et si le marché de l’immobilier se tasse avec plus ou moins d’ampleur suivant les régions c’est que celui-ci était lui aussi un peu trop gonflé par des agents immobiliers et des propriétaires vendeurs toujours plus gourmands, aidés par des taux d’intérêt trop bas pour assurer un marché fonctionnant avec les bons fondamentaux. Avec tout ça, où en est le moral des français ? Et bien il est quand même dans les chaussettes. Car au français de la rue, on lui parle tous les jours de crise économique et de récession et qu’il ferait mieux de rester dans son trou pour éviter de se prendre un objet économique non identifié sur la tête. Mais alors si les prix stagnent, voir si ils baissent sur certains produits, et si nos salaires ne baissent pas, devons nous avoir peur maintenant, au risque de se mettre en retrait sur notre consommation, que ce soit sur les produits de première nécessité, l’alimentation, le logement ou sur les produits mon essentiels tel que le que le renouvellement des garde-robes, les produits d’équipement ou les loisirs ? Car faire des coupes dans ces dépenses alors que pour la plupart d’entre-nous la situation d’aujourd’hui n’est pas pire que celle d’il y a 3 ou 4, c’est favoriser l’accentuation de cette crise économique. Ne plus aller faire un tour au resto, s’abstenir de se payer de temps en temps un café en terrasse – bien que chauffée au braséro polluant -, ne pas changer de voiture ou ne pas changer son canapé et tout cela parce que malgré que nous en avons les moyens nous décidons de reporter à plus tard ces achats par manque de visibilité dans l’avenir ne pourra qu’accentuer une situation économique encore vivable. Pour autant je ne suis pas favorable à une relance effrénée de la consommation que ce soit par le crédit, la baisse de la TVA ou des chèques-cadeau distribués à des millions de français. Chacune de ses possibilités à plus d’effet pervers à long terme que d’avantages ponctuels et ne peuvent être choisi que d’une façon très, très mesurée. Non, il faut simplement que nous continuons à faire les choses comme d’habitude en ne prenant pas trop en compte un contexte économique qui n’est pas si critique que cela, au moins pour nous français. Il faut en tout cas ne pas avoir peur en l’avenir et que nous restions confiant sur notre capacité réelle à pouvoir supporter cet orage économique qui sera sur nous pendant un bon bout de temps. On s’en couvrira par notre confiance, notre force et notre capacité de rebond. Car c’est dans ces périodes un peu plus difficiles que les bonnes les initiatives et les investissements pour l’avenir peuvent prendre la meilleure ampleur.