J’étais impatient de voir de quelque manière pouvait être traité une fiction télévisuelle prenant comme sujet la président de la république. Je me suis donc collé hier soir devant le petit écran pour voir sur France 2 l’état de Grace. Affligeant, on prend les gens pour des imbéciles en parodiant un sujet sérieux. Ce que j’en pense dans le détail ? Guy Birenbaum l'a très bien décrit, je suis à 100% d’accord avec lui.
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Lionel a décidé de ne pas présenter sa candidature à l’investiture du parti socialiste de la présidentiel de 2007. Probablement s’est-il rendu à l’évidence que cela n’apporterai pas grand chose de plus sinon de rendre les choses encore un peu plus compliquées pour la compréhension des militants et du public qui suit tout ça avec beaucoup d’interrogations sur la capacité future des leaders socialistes de se ranger derrière celui ou celle qui portera leurs idées pour 2007. Mais Lionel ne rendra certainement pas les armes et sera certainement un alié de grande valeur pour le candidat sélectionné.
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Bulle, bulle, bulle ….

Vu sur Techcrunch, Yahoo acquiert Jumpcut, un service de publication et partage de vidéos. Jumpcut a été mis en ligne il y a 6 mois et se serait vendu près de 50 millions de dollars !! Ils avaient levés 11,5 millions auprès de fonds high-tech US. Dans nos métiers la norme pour les fonds d'investissement est de multiplier par 4 à 5 fois la mise en mois de 3 ans. La net-économie est quand même formidable, elle permet de faire mieux en 12 fois moins de temps ! A cette échelle compétemment folle YouTube vaut bien ses 1.5 milliards de dollars et Daily Motion certainement quelques centaines. On peut même mettre dans le lot Vpod.tv qui bien que pas encore officiellement lancé vaudrait du coup, si on suit les rations de cette acquisition, certainement entre 20 et 30 millions. Même plus la peine de dépenser de l’énergie à mettre en ligne un service et d’acquérir quelques dizaines de milliers d’utilisateurs, il suffit de faire monter le buzz et d’attirer l’attention de ceux qui ont les poches pleines. Ne parlons même pas de la rentabilité, ce mot semble être bani du vocabulaire de beaucoup trop de monde. C’est beau le business du web.
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Alors que le débat sur l’immigration est lancé pour la présidentielle de 2007, les suisses eux ne s’encombrent pas de trop de discussions sur la place humaniste de leur pays sur l’échiquier mondial. Ils ont massivement votés pour le durcissement de leurs lois sur l’immigration et le droit d’asile. Les suisses essayent ainsi de garder tout pour eux en excluant de partager leurs richesses avec ceux qui n’auraient pas contribué à les créer. Ces questions seront certainement l’un des sujets des plus importants de la campagne de 2007. Nous ne pourrons pas échapper à la guerre des mots et aux tentatives l’appropriation des valeurs humaine pour l’un ou l’autre des clivages. Et si nous faisions comme les Suisses ? Qu’avant les élections de mi-2007 le peuple français puisse s’exprimer sur ces sujets importants pour notre avenir par un référendum. L’élection présidentielle est trop souvent un fourre-tout de tous les sujets, de toutes les ambitions. Le débat gauche/droite n’est bon que pour les élites, seul l’avenir de la France compte et celui-là doit être aux mains des citoyens. Le vote pour la constituions européenne l’a prouvé, on doit admettre la décision des urnes, les français sont assez grand pour décider eux-mêmes des choses.
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Nos politiciens ambitieux pour 2007 nous rabâchent l’exemplarité du modèle suédois. Il n’est pas sûr que pour les suédois celui-ci soit si bien que cela, notamment pour ce qui est pris comme argent comptant par nos présidentiables, la lutte contre le chômage et l’encadrement très social des choses. Il se pourrait bien qu’après 65 ans sur 74 de gouvernance des sociaux-démocrates, le pays passe à droite.
Ce modèle semble justement prendre ses limites par son coté trop encadré ou chaque coup dur est complètement amorti par l’état, incitant au final à prendre son temps. Avec les toutes les mesures existantes concernant la formation et l’aide à l’emploi le taux de chômage, actuellement de 5.7%, devrait être bien plus bas. En cherchant un peu sur ce fameux modèle suédois, je sous tombé sur une note sur le blog Objectif Liberté présentant quelques mesures prises par le gouvernement suédois ce dernières années :
  • Baisse de 38% du nombre de fonctionnaires, suppression de leur sécurité de l’emploi
  • Suppression de quasi tous les bureaux de poste, ouverture de la concurrence, mais 96% des courriers délivrés en 24 heures (75% en France).
  • Pas de carte scolaire, les directeurs d’école recrutent directement les professeurs et fixent les rémunérations.
  • Privatisation de l’électricité
  • Privatisation des chemins de fer
  • Libéralisation du système de santé
  • Reforme des retraites. Toujours par répartition, elle varie en fonction de l’âge du départ à la retraite.
En les parcourant, je comprend bien pourquoi nos présidentiables parlent uniquement de la partie sociale du modèle suédois, tout en disant que tout n’y est pas bon à prendre, et que les bons exemples sont à piocher un peu partout. Il ne faut pas oublier que la Suède est un pays libéral. Sa réussite sociale a été financée par toutes les mesures libérales prises ces dernières années. L’état s’est concentré sur les besoins du peuple dans son ensemble, pas en venant résoudre les problèmes de certains et en donnant un peu d’argent à d’autres pour qu’ils se taisent. Il n’y a pas de modèle parfait. Partout ou l’on croyait en trouver un, on s’aperçoit qu’en grattant un peu les choses ne sont pas si formidables. D’une façon général, l’argent et les moyens ne poussant pas sur les arbres, il faut déshabiller Pierre pour habiller Paul, prendre à certains pour donner à d’autre.
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Il y a un an je commentais dans une note la réussite du plan social d’IBM qui avait vu plus de candidats au départ que de postes à supprimer. Cette semaine le magazine Challenges revient sur le plan social d’HP France, lancé il y un an. A l’époque l’opinion publique et les leaders politiques s’étaient insurgés contre les licenciements du groupe américain qui avait reçu par ailleurs des aides publiques à l’implantation. Bilan un an après, comme pour IBM, les salariés HP se sont eux trouvé être de bons élèves en étant plus nombreux à vouloir être mis dehors que les prévisions de postes supprimés. Les primes de départ versées ont été entre 25 000 et 250 000 euros, portées à 400 000 euros pour les salariés de plus de 50 ans, ce qui donne une moyenne de 100 000 euros par personne. En complément, la direction, dans son aide au reclassement des salariés, à commencé à verse 15 000 euros à 222 projets de créations d’entreprises. Et comme les salariés du secteur informatique ont rarement des problèmes pour se recasser, 70% des 989 partants volontaires ont retrouvé un emploi. Les licenciés du honteux plan social du méchant représentant de l’impérialisme américain peuvent remercier leurs représentants syndicaux d’avoir mis leur histoire à la une des médias, ils n’ont pas eux à s’en plaindre.
Mon constat est toujours le même qu’il y a un an. Les salariés ne sont pas tous logés à la même enseigne. Trop d’entre eux se retrouvent à poil quand leur boite ferme ou rencontre des difficultés. Il est certain que chacun est face à son destin et doit bien sûr tout faire pour s’en sortir dans les meilleures conditions. Les licenciements boursiers sont souvent utilisés par nos chers politiciens comme exemples des dérapages du capitalisme. C’est oublier que les entreprises qui y ont recours acceptent leurs responsabilités et mettent tout en œuvre pour que cela se fasse dans le respect des individus. Ces pratiques continuerons parce qu’elles contribuent à créer des entreprises plus fortes, plus solides pour assurer leurs positions face à l’agressivité de leurs concurrents, souvent venus d’Asie. Les licenciements n’ont pas bonne presse et produisent souvent des situations sociales difficiles. Mais ils resteront dans notre paysage économique car ils sont tout autant la preuve de son dynamisme mais aussi de son relatif déclin. D’un coté des entreprises qui vont bien veulent aller encore mieux. De l’autre des entreprises confrontées à des situations trop concurrentielles et ne réussissent pas à remonter à pente. Interdire les licenciements comme on l’entend chez certain leaders politiques est simplement une preuve de leur incompréhension d’un monde qui a évolué sans eux. Bien sûr je n’excuse pas les entreprises qui licencient alors qu’elles pourraient faire autrement. Mais chaque situation est différentes et doit être traitée en prenant en compte tous les paramètres. Tout n’est pas blanc ou noir, la vie utilise toute la palette des couleurs.

Pour revenir sur ma référence aux licenciements des salariés de LU par le groupe Danone dans ma note d’aout 2005, ceux-ci ont eux aussi reçu une moyenne de 100 000 euros par salarié licencié. Comme quoi l’opinion publique, qui était resté sur des larmes de désespoir, arrive bien à se cacher quelques vérités. Cela doit certainement un peu rassurer de voir qu’il y a plus misérable que soi.
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XoolyxCela fait déjà un bon bout de temps que je vous avais promis une nouvelle version de Xoolyx. Et bien voilà, c’est fait. Sur www.xoolyx.fr vous trouverez tout d’abord un changement dans la présentation du site qui abandonne sa relative austérité pour acquérir une forme un peu plus dans l’air du temps. Les changements portent aussi sur les fonctionnalités proposées. La gestion des tags ainsi que les palmarès des articles et auteurs sont provisoirement mis de coté. Ils seront de nouveau là prochainement, mais sous des formes plus évoluées. L’intégration des podcasts a aussi été revue. Ceux-ci ont maintenant leur propre page et proposent aussi le vote et l’envoi par courriel. Cette nouvelle version de Xoolyx perd ses labels « News » et « beta ». Xoolyx.fr devient le point central et proposera par la suite des services complémentaires, tels que l’agrégation de vidéos et les pages personnalisables. La fin de l’année sera donc très animée pour Xoolyx. En attendant, je vous propose de découvrir dès maintenant la nouvelle version de Xoolyx.
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Le numéro de septembre du magazine Management propose un dossier titré « Se mettre à son compte ». On y trouve des profils d’entrepreneurs qui se sont lancés dans l’aventure. Comment ils ont profités de leurs expériences passées, comment ils ont réussi à concilier vie de famille et entreprise, etc. En profil de choc et qui fait aussi la une de magazine on trouve celui de Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur de Priceminister, une des plus belles réussites française du eCommerce. Bref du bon. En se laissant accrocher le titre, on part confiant en se disant que dans notre pays ces choses là sont possibles, en se laissant aller on peut même se trouver gonfler à bloc et se dire que l’on pourrait soi-même tenter l’aventure si on le voulait. Et bien non, les choses ne sont pas faciles, bien au contraire. Pourquoi ? Et bien sans grands moyens, sans relations, mieux vaut avoir beaucoup, vraiment beaucoup de courage et de chance. Je lis Management depuis déjà un bon moment et les profils d’entrepreneurs que l’on y trouve sont toujours les mêmes. Souvent moins de 35 ans, sinon la réussite ne serait pas aussi flagrante, presque toujours sortis d’HEC assorti d’un MBA, passé aux US ou au Royaume-Uni avec une ou plusieurs expériences réussies dans des grands groupes internationaux, voir mieux, dans des banques. Et cerise sur le gâteau, peut-être même dans la famille des gens bien placés, voir illustres. Prenons Pierre Kosciusko-Morizet, le modèle pris dans le dossier de ce mois-ci. 29 ans, fils du maire de Sèvre (92), frère d’une députée de l’Essonne (92), petit fils d’un ancien résistant qui a été ambassadeur français aux Etats-Unis et à l’ONU, et bien sûr diplômé d’HEC. Fondateur de Priceminister à 25 ans après avoir été un jeune manageur aux US d’une équipe de 60 personnes dans une banque en ligne américaine. Parcours banal avec antécédent familiaux puisque papa est aussi un ami de Jean-René Fourtou, le boss de Vivendi. Vous voulez vous-même devenir un Pierre Kosciusko-Morizet, à la réussite si éclatante et servir de modèles à tous les autres entrepreneurs ? Vous avez une belle famille ? Des amis fortunés ? Non ? Et bien ça va être dur, très dur. On parle souvent du rêve américain, comment les gars de là-bas croient que chacun peut réussir en grand et devenir un Warren Buffet, un Steve Job ou un Georges Lucas. Fonder des boites comme Microsoft, Google ou eBay. Partir de pas grand-chose et aller très loin. Je pense que cela peut aussi arriver en France, que des petits gars malins avec peu de moyens mais beaucoup d’envie et de travail peuvent arriver à ces niveaux là. Mais arrêtons d’agiter les exemples de ceux qui ont eu dès le départ les bonnes cartes en main. Sans leur enlever tout le travail qu’ils fournissent, ils ne sont pas de bons modèles. Ceux là existent bien, il faut simplement que les journalistes qui traitent ce genre de sujets aillent plus loin les chercher, en province, dans les quartiers populaires. On n’y trouvera peut être pas des entreprises aux chiffres d’affaires se comptant en centaines de millions d’euros mais des choses plus réalistes permettant à chacun de se dire que si ils y sont arrivés d’autres le peuvent aussi.
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Ce soir je suis tombé sur la nouvelle émission de Stéphane Bern sur France 2, L’arène de France. Sujet titre de ce soir, « L’école fabrique-t-elle des crétin » ? Le titre est aguicheur mais relève d’un sujet plus que sérieux, bien d’actualité après des grèves pour le CPE et le record soupçonnable du nombre de bacheliers de cette année. Eléments à corréler avec le pourcentage d’échec du système universitaire. Mais voilà, la façon de traiter ce sujet ce soir est pour moi quasi-scandaleuse. Bern joue lui-même le crétin de service, le « je te laisse pas finir te phrases » et met toute son énergie à opposer les fortes têtes sans pouvoir du coup récupérer la parole. Dommage de voir autant de gens sérieux rassemblés pour traiter un sujet qui l’est encore plus. Du « Ciel mon mardi » ou du « Coucou c’est nous » en pire. Prendre cela par-dessus la jambe est symptomatique et bien à l’image de la société actuelle, celle qui détourne les yeux devant la difficulté et qui s’amuse des choses importantes. Le débat doit être pris au sérieux et non sur un ton parodique, il y a tant de chose à dire, de consensus à trouver. Cela doit-il se faire à la TV, au regard de tous ? Bien sûr, c’est le média de masse idéal, celui qui touche tout les couches de la population. Encore faut-il que les présidents de chaines se sentent investis de ce devoir. Encore plus dramatique quand cela est proposé par une chaine publique, en partie payée par nos impôts. Triste.
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La partie gauche de l’assemblée nationale a déposé un nombre record de 137 449 amendements sur le projet de loi de la fusion GDF-Suez. 82000 pour le groupe communiste, 30 500 pour le groupe socialiste. Le groupe communiste compte 22 membres, le groupe socialiste 149. Pour le premier on obtient une moyenne de plus de 3700 amendements par député ! A croire qu’ils n’ont eu que ca à faire pour une loi qui finira par passer en 49-3 pour forcer les choses. On aura bien compris le coup de gueule des rouges et roses, mais que de temps perdu. Je ne suis pas sûr que les braves gens qui ont voté pour être représentés de cette façon comprennent bien l’intérêt de ce gâchis de temps et d’énergie pour ce résultat.
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