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Rebondissement à un dossier paru dans L’Expansion (http://www.lexpansion.com) de mars sur le malaise de la jeunesse face au monde du travail. 73% estiment qu’ils ont plus de difficulté pour s’intégrer dans la vie active que les générations précédentes. 43% pensent que les employeurs n’ont pas confiance en eux. Cela fait 15 ans qu’on entend cela … Comme moi, la plupart d’entre vous ont découvert la vie active alors que le chômage était au plus haut. Combien d’entre-vous traînent en galère depuis ? Vraiment pas beaucoup selon mes informations. Et oui, comme le dit une amie, 生活是艰难的 (bon, ok, elle est chinoise ; traduction : « la vie, c’est dur »). Oui, les choses ne sont pas gagnées d’avance. Oui, il va falloir faire des efforts. Les études sont un bon point d’entrée, mais restent qu’un simple passeport pour un voyage difficile, ouvert à la concurrence des centaines de milliers d’autres qui sortent eux aussi diplômés. Bien sur, des études d’histoire, de psycho ou socio mènent à tout, surtout pour ceux qui d’ambitionnent de progresser comme caissier chez Prisunic ou Mac Do (il en faut, mais autant y laisser la place à ceux qui sortent du système scolaire, quand même pas si nombreux que cela, sans aucun diplôme). Dans le même dossier on peut lire que maintenant les employeurs préfèrent aux jeunes diplômés des profils 30-35 ans. Heureusement ! Les années fastes 99-01 sont révolues. Celles pendant lesquelles certains secteurs d’activités, comme l’informatique pour le passage à l’an 2000 et l’euro, recrutaient n’importe quel profil pourvu qu’il fût prêt à tout accepter au niveau salaire et charges de travail. A toute période faste et folle succède une période d’amortissement, de remise à plat et de clairvoyance. Et oui, on a moins besoin des petits jeunes et on fait avec ceux que l’on a déjà et qui ont donc acquis l’expérience nécessaire. Les autres, les nouveaux, n’ont-ils donc plus d’espoir ? Il manquerait plus que cela ! Il va falloir qu’ils se bougent, comme leurs aînés avant eux. Je n’aime pas la fatalité. Je crois depuis toujours en la force de la jeunesse, en sa capacité à aller de l’avant. Je peux effectivement lire ce genre de dossier à titre plutôt sensationnel et racoleur et penser que de toute façon les choses sont bien plus roses que cela. Et peut-être, sous un doux rêve, voir enfin des magazines d’économie proposer des dossiers du type : « les 15 études et diplômes qui ont le plus d’avenir » ou « les 10 recettes pour vous faire aimer des employeurs ». Permettant ainsi de proposer à cette jeunesse débordante de vitalité des solutions d’avenir plutôt que d’essayer de lui démontrer que sa vie professionnelle future va être une véritable galère dans laquelle tout le monde n’aura pas sa place.




